La facturation

La facturation n’est pas forcément la phase finale. Je dirais qu’elle est une phase constante. Dès le départ, j’informe le client de mes tarifs. Lors du choix du jeu avec le client, je lui fournis un devis détaillé afin que les choses soient claires. Puis je fournis une facture propre en ordre à la fin de l’animation.

Rien ne se fait au black. C’est important pour l’image et le professionnalisme. Encore une fois, ça peut paraitre évident mais je préfère le préciser.

Concernant les tarifs actuels, ils sont annoncés sur mon site internet et sur le site du tourisme : 200 CHF la prestation. Il s’agit d’une animation de 2 à 3 heures pour un jeu et scénarios qui ne me demandent pas trop de préparation.  Si nous sommes plus d’un animateur, je demande 200 CHF par animateur. C’est un tarif tout à fait correct pour les standards suisses.

Mais ces tarifs ne me satisfont pas totalement. Ils ne prennent en compte que l’animation alors qu’il s’agit de la partie congrue du travail. Bien entendu, la promotion, le choix du jeu et le service après-vente font partie « des frais généraux » de mon entreprise. Ils ne doivent pas être facturés.

Mais qu’en est-il de la préparation ? Une préparation minimale qui nécessite environ 2 heures est comprise dans le tarif d’animation. Mais ai-je bien compté ?

Est-ce que la création et la rédaction des scénarios ont été comptées ? Qu’en est-il du jeu ? Nous savons tous qu’il ne faut pas quelques minutes pour créer un jeu qui tienne debout.

Quand je fais jouer Ryuutama, que j’utilise les belles illustrations du livre pour faire rêver mes joueuses, que j’utilise le système de jeu et les scénarios du livre de base, je gagne du temps de préparation. Mais en réalité, ce sont d’autres personnes qui ont travaillé pour moi.

Généralement dans le jeu de rôle, on achète le travail lorsqu’on acquiert le livre. Mais là, je ne joue pas juste avec mes amis, il s’agit d’une prestation facturée… La situation est complexe.

En théâtre, ce n’est pas parce que l’on a acheté le texte d’une pièce que l’on a le droit de la faire jouer et encaisser des entrées sans rémunérer l’auteur. Il en va de même pour la musique ou pour les films.

Ma question finale est donc : doit-on facturer des droits d’auteur dans le jeu de rôle ? La situation n’est pas claire car la question n’a jamais été posée jusqu’à présent.

Je pense pour ma part qu’il faut trouver un moyen de rémunérer le/les auteurs d’une manière ou d’une autre. Je souhaiterais mettre en place une manière originale de gérer cette question et cela passera par des partenariats avec les éditeurs et auteurs.

Mais je sors à présent du sujet et je préfère traiter cette question de manière plus complète dans un prochain article : « Développer un réseau de partenaires dans l’animation professionnelle du jeu de rôle ».

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